Auteur(s) Florence Gaillet-de Chezelles
Guidé par le fil conducteur de la marche, l’ouvrage offre une perspective originale sur le poète romantique anglais William Wordsworth (1770-1850).

Présentation

La marche est en effet un point nodal où s’entrecroisent ses thèmes favoris et ses problèmes fondamentaux : elle permet une approche transversale de sa vie et de son œuvre, car elle ouvre un champ d’étude situé à la croisée de la littérature, de la philosophie et de l’histoire des formes et des idées. S’appuyant sur de nombreuses citations de l’auteur (poèmes, écrits théoriques ou correspondance), l’ouvrage revisite ainsi les grands thèmes de son univers poétique — l’imagination, la nature, la mémoire, la mélancolie, la vision, la quête de soi et du passé… — tout en brossant le portrait d’une époque riche en mutations. Le parcours critique proposé est organisé autour de trois pôles — culturel, existentiel et poétique : il commence par présenter l’époque de Wordsworth (1ère partie : Figures de la marche. Esquisse d’un paysage socio-culturel en pleine évolution), puis se resserre sur sa vie (2e partie : La marche, instrument d’ancrage et de découverte), avant de plonger au cœur de sa création (3e partie : Wordsworth, poète-marcheur. A pedestrian poet). Cette construction pyramidale — avec un objet d’étude de plus en plus restreint, intime et mystérieux — permet d’aborder de manière pertinente le problème essentiel de l’écriture poétique : en établissant le socle culturel et existentiel de la création chez Wordsworth, les premiers chapitres aident à mieux en comprendre les modalités et les enjeux.

Collection Esthétique et représentation : monde anglophone (1750-1900), les derniers titres

Publié le 1 mai 2007
Mis à jour le 20 août 2019