Auteur(s) Laetitia Levantis
Entre histoire de l’art et histoire des sensibilités, cet ouvrage analyse l’évolution du regard que les voyageurs français portèrent sur l’architecture et sur le paysage vénitien, entre 1756 et 1850. L’étude explore le processus de « réévaluation » progressive de l’eau lagunaire, du voyage naturaliste de la fin du XVIIIe siècle, à l’apparition d’un tourisme balnéaire dans la Venise des Habsbourg.

Présentation

Élevée sur un site par essence inhospitalier, Venise symbolise le triomphe de l’homme sur les éléments naturels. Sa grandeur vient d’un pacte audacieux entre culture et nature, entre les îles et leur lagune, entre l’histoire et le territoire. Le travail de recherche à l’origine de cet ouvrage a donc été stimulé par le rapport si particulier que la Sérénissime entretient avec son environnement et sur cette coexistence tout à fait originale de l’art avec la nature. Par le biais de l’examen d’une pluralité de sources, cet ouvrage reconstitue la « genèse » de l’attention à l’élément aquatique ainsi que les transformations du regard sur l’architecture et met ainsi l’accent sur les mutations au sein même de la sensibilité française dans la façon de regarder, puis juger Venise, entre 1756 et 1850.

Ce livre a reçu le prix Edouard Saman 2017 de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille.

Collection Italie Plurielle, les derniers titres

Publié le 10 avril 2016
Mis à jour le 25 janvier 2018