Auteur(s) Carlo Gozzi
Présenté et traduit par Françoise Decroisette
Ce texte est la neuvième des dix fables théâtrales que l'écrivain vénitien Carlo Gozzi invente pour triompher de l'autre Carlo, Goldoni, adversaire honni contre lequel il se déchaînait depuis dix ans.

Présentation

« On parle beaucoup en France depuis quelques années des comédies fiabesques ou fabuleuses du Vénitien Carlo Gozzi. Ces ouvrages n'ont jamais été traduits dans notre langue, car ils sont écrits pour partie en dialecte vénitien. […] Gozzi méritait bien, comme on dit, les honneurs d'une traduction… » Alphonse Royer avait raison de se lancer en 1865 dans la traduction de cinq des dix fables du comte Carlo Gozzi sous le titre Théâtre fiabesque : il s'agit d’un genre totalement nouveau, inventé par Gozzi pour triompher de son rival honni, Carlo Goldoni, où il mêle avec bonheur le tragique, le pathétique et le comique, dans des intrigues merveilleuses tirées des contes de nourrices. Mais la traduction de ces fables théâtrales ne va pas de soi : car, outre les difficultés posées par le dialecte vénitien, le traducteur est confronté à une « écriture-centaure » mise au point par l’auteur dans la première édition de 1772, où les scènes entièrement dialoguées, en prose en et en vers, en italien et en dialecte, alternent avec des scènes-canevas propres au jeu improvisé des acteurs italiens. Les traductions destinées à la scène ne peuvent jamais restituer cette particularité de l’original, seule une traduction à lire peut lui rendre justice. C’est le but que se fixe cette traduction de la neuvième fable gozzienne, la plus aboutie, L’Oiseau vert (1765), où l’auteur se plaît à donner une suite aux aventures racontées dans la première, L’Amour des trois oranges (1761).

Collection Paroles d’ailleurs, les derniers titres

Publié le 1 juillet 2012
Mis à jour le 20 août 2019