Auteur(s) Pierre Sève
Comment les élèves s'y prennent-ils pour interpréter un roman ? Les lectures antérieures pèsent-elles comme on s'y attend ? L'auteur montre que leur influence est bien moindre que la guidance et les choix didactiques des maîtres.

Présentation

Depuis une dizaine d'années, les théories de la réception ont reconfiguré l'enseignement de la littérature. La recherche dont il est rendu compte a mis à l'épreuve l'un de leurs postulats, selon lequel une lecture en cours serait sous l'influence des lectures déjà opérées sur des thèmes ou dans des formes comparables. Elle s'est fondée sur l'observation écologique de trois classes de CM2 qui ont abordé le même roman après des parcours diversifiés. Elle établit que si le postulat n'est pas absolument falsifié, il explique la divergence des interprétations produites bien moins que les options pédagogiques et didactiques des enseignants.
L'ouvrage présente une analyse du roman étudié (Taïga de Florence Reynaud) puis une modélisation de l'acte lexique et, spécifiquement, de la lecture scolaire. Il s'emploie ensuite à décrire les trois démarches observées, pilotées respectivement par le souci d'établir une compréhension acceptable du texte, par la préoccupation du devenir scolaire des élèves et de leur compétence rhétorique ou, pour la troisième, par une formation humaniste qui prenne en charge les enjeux symboliques.

Collection Didaskein, les derniers titres

Publié le 10 juillet 2014
Mis à jour le 20 août 2019