Auteur·e(s) denis bonnecase
S'appuyant sur les grandes notions du romantisme anglais, l'auteur analyse les principaux poèmes de Coleridge, et montre que l'écriture égotiste qui les anime trouve son origine dans l'expérience traumatisante de la Révolution française. Coleridge est au programme de l'agrégation d'anglais en 1993.

Présentation

Interrogeant les principaux poèmes de Coleridge, l'auteur dessine une trajectoire de l’écriture poétique qui, par le travail du deuil et de la mélancolie, tente de reconstruire la personne : odes, poèmes narratifs, fragments sont les lieux où se lit une phénoménologie de la reconquête de soi manifeste par la syntaxe, l'ordre discursif des poèmes, leur stratégie symbolique, leur dispositif spéculaire. Autant que le faire poétique, le livre engage les questions esthétiques et philosophiques du romantisme (imagination, perception, contemplation, sublime, mythe, imaginaire) et suit leur développement jusqu'à ces zones de tensions que Coleridge explore : l’abime de la psyché, la culpabilité qui lie l'acte de création, la malédiction de l’écriture, l’écart tragique entre le dire et le vouloir-dire.
Publié le1 janvier 1992
Mis à jour le5 mai 2020