Auteur(s) Enea Silvio Piccolomini
Présenté et traduit par Serge Stolf
Le volume réunit deux textes écrits par l’humaniste Enea Silvio Picccolomini, devenu plus tard le pape Pie II. Dans l’un, il fait le tableau satirique des contraintes et des désillusions de la vie de cour. Dans l’autre, il s’interroge sur le pouvoir réel de la Fortune sur la vie des hommes et des empires.

Présentation

La seule version française du De curialium miseriis (Les Misères des gens de cour) date de la fin du XVe siècle. Quant au Somnium de Fortuna (Le Songe de Fortune), il n’avait jamais été traduit dans notre langue. Ces textes, écrits en 1444, sont largement nourris par l’expérience de leur auteur, mais également irrigués par la tradition classique, profane et chrétienne. Les Misères des gens de cour, où Piccolomini retrouve la veine satirique d’un Juvénal ou d’un Horace, sont une interrogation sur les rapports entre courtisans et prince, ainsi que sur la place du lettré à la cour. Le Songe de Fortune, dans la tradition de la vision onirique, est une réflexion sur la liberté de l’homme et les limites que lui impose la Fortune, soutenue par des exempla puisés à l’histoire ancienne, mais également ancrée dans l’actualité la plus immédiate : des personnages tels que Frédéric III de Habsbourg ou Alphonse V d’Aragon viennent illustrer la résistance et la vertu déployées par les hommes forts contre le pouvoir attribué à la Fortune.

Collection Paroles d’ailleurs, les derniers titres

Publié le 9 juin 2015
Mis à jour le 19 décembre 2018