Sous la direction de Catherine Nesci,  Olivier Bara
George Sand inscrit la théâtralité au cœur de son œuvre. Elle explore les limites du roman et du théâtre, interroge les frontières de l'être et du paraître. La théâtralisation de l’existence est l’invention de nouvelles relations...

Présentation

Les études réunies dans ce volume explorent les usages pluriels de la notion de « performance » conçue comme forme de représentation théâtrale, présence immédiate des corps, expérience incarnée et authentique de la réalité, travail d'improvisation et processus du jeu. Les concepts de performance et de théâtralité aident à réinterpréter, en l’inscrivant dans son moment historique, social et esthétique, l’œuvre écrite et jouée de George Sand sous ses formes multiples, qui mirent souvent en jeu le travail collectif – roman, nouvelle, roman dialogué, théâtre (y compris le théâtre de marionnettes), correspondance, autobiographie, critique d’art, journalisme politique. Si les travestissements vestimentaires de Sand ont pu évoquer, une performance féministe avant l’heure, l’écrivaine a créé des personnages chargés d’explorer tous les possibles de la voix et du corps, le plus souvent dans la pudeur et l’idéalisation, mais aussi dans le souci d’une critique sociale et d’un renouvellement des formes littéraires et artistiques. Le concept de performance permet ainsi d’interroger les stratégies esthétiques et les facettes dérangeantes des écritures sandiennes dans leurs rapports au corps, au temps et à l’espace. L’ouvrage explore successivement la théâtralisation des écritures sandiennes, la représentation littéraire des performances comme réinvention de l’être social, la pratique théâtrale de Sand comme théâtralité en acte, les performances mises en abyme dans les romans d’artistes, l’inscription de l’œuvre sur le théâtre de l’Histoire.

Collection Bibliothèque stendhalienne et romantique, les derniers titres

Publié le 1 avril 2014
Mis à jour le 9 octobre 2017