Auteur(s) Marie-Cécile Guernier,  Christine Barré-De Miniac,  Tiphaine Mout,  Catherine Brissaud
Cet ouvrage s’intéresse à des lycéens qui rencontrent des difficultés avec l’école. Il décrit, en particulier, les mécanismes d’exclusion scolaire et d’orientation par l’échec liés à la maitrise de la langue écrite.

Présentation

Derrière le pourcentage élevé de bacheliers au sein d’une génération qui marque les progrès de l’instruction en France, se cachent des différences notoires résultant des mécanismes d’orientation et d’exclusion scolaires. Certains élèves qui ne sont pas jugés aptes à suivre la voie générale au lycée sont inscrits dans les voies technologique et professionnelle, d’autres, les décrocheurs, ne sont déjà plus au rendez-vous.

Les études présentées ici portent sur ces deux catégories de lycéens : des élèves de lycée professionnel qui n’ont souvent pas choisi cette orientation et des élèves en situation de raccrochage scolaire après une période d’exclusion.

L’objectif de ces études est de donner à connaitre ces lycéens dans leur relation avec l’écriture et ses pratiques dans le cadre de leur scolarité : leurs performances scripturales et les stratégies qu’ils développent pour valoriser leurs ressources ou pallier leurs difficultés, leurs représentations de l’école et des activités d’écriture qui leur sont proposées, les explications à leur échec et les solutions qu’ils préconisent. Il s’agit donc de dépasser les classiques évaluations qui pointent leurs lacunes, par comparaison avec les performances d’élèves qui suivent un cursus général. Il s’agit aussi, par la multiplication des approches, de tenter non seulement de saisir la complexité du rapport à l’écriture, mais aussi, et notamment avec les études de cas d’élèves décrocheurs en reprise d’études, de mettre sur la voie d’approches didactiques adaptées à la réalité de la relation des jeunes en prise avec les exigences scolaires en matière d’écrit.

Auteurs

Marie-Cécile Guernier est maitre de conférences HDR en sciences du langage à l’école POLYTECH de l’université Claude Bernard Lyon 1. Elle est membre du laboratoire LIDILEM de l’université Grenoble Alpes, au sein duquel elle pilote le Groupe recherche action formation français insertion compétence (GRAFFIC). Elle est également membre du réseau Langage Travail Formation (LTF) et vice-présidente de l’Association internationale pour la recherche en didactique du français (AIRDF). Ses travaux portent sur l’enseignement-apprentissage de l’écrit (lecture et écriture) en contexte académique et non académique, en formation des adultes et en formation professionnelle. 

Christine Barré-De Miniac est professeure honoraire de Sciences du langage de l’Université Grenoble Alpes. Ses travaux portent sur l’acquisition et l’enseignement de l’écriture, depuis l’entrée des jeunes enfants dans l’écrit jusqu’à sa mise en œuvre chez les étudiants et les adultes en formation. Elle a notamment contribué à développer la notion de rapport à l’écriture.

Tiphaine Mout est docteure en Sciences du langage. Elle est chargée d’enseignement en Sciences du langage et formatrice à l’Espé de l’université Grenoble Alpes. Elle est membre du laboratoire LIDILEM. Ses travaux portent sur la variation orthographique du français dans les pratiques et les représentations d’adultes socio-différenciés, appréhendée dans ses aspects linguistique, sociolinguistique, psycholinguistique et didactique.

Catherine Brissaud est professeure de Sciences du langage à l’université Grenoble Alpes. Elle est membre du laboratoire LIDILEM où elle est co-responsable de l’axe didactique des langues et ingénierie. Ses travaux de recherche portent sur l’acquisition et l’enseignement du français écrit.

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Publié le 27 juin 2017
Mis à jour le 19 décembre 2018