Traduit et annoté par Baukje Finet-Van der Schaaf
Édition bilingue d'un roman arthurien en moyen néerlandais relatant l'histoire d'un jeune chevalier noir, Moriaen, fils d'Agloval, chevalier de la Table Ronde et d'une Maure. Il part en quête de son père qu'il retrouve avec l'aide de Gauvain et Lancelot.

Présentation

Grâce à sa rencontre avec Gauvain et Lancelot, il réussit à le retrouver et à restaurer les droits de sa mère par le mariage de ses parents. Le récit, inséré dans la version la plus étendue en moyen néerlandais de la trilogie Lancelot – Queste del Saint Graal – Mort le roi Artu, la Lancelotcompilatie, présente un grand intérêt pour les médiévistes européens car c’est un des quatre romans arthuriens en moyen néerlandais, considérés comme « originaux », leur modèle français n’étant pas attesté à ce jour.
Gauvain, Lancelot et Perceval, sont présents du début à la fin du récit. Les quêtes et aventures racontées, les motifs évoqués sont caractéristiques de la « matière de Bretagne ». La technique narrative de l’auteur/narrateur rappelle celle du roman arthurien en vers, mais aussi celle du roman en prose avec ses annonces et clôtures d’épisodes.
Fin connaisseur de la matière arthurienne, et aussi du relationnel familial intime, l’auteur du Scone bediet van Moriaen (le beau récit de Moriaen) a parachevé le tableau familial initial du fils et grand frère, Agloval, protecteur de sa mère et de son petit frère, Perceval, à travers la peinture émouvante du cheminement du jeune fils, Moriaen, qui a repris le flambeau protecteur à l’égard de sa propre mère.

Collection Moyen Âge européen, les derniers titres

Publié le 1 septembre 2009
Mis à jour le 20 août 2019