Sous la direction de cyril besson
Comment l’image en mouvement fait exister l’Écosse, sur son territoire et ailleurs.

Présentation

Le concept de cinéma national repose sur deux bases, « les films produits dans un contexte national », « distillation de la culture historique, sociale et politique de ce pays » ; et le cinéma qui en soi « joue un rôle dans la construction de l’identité nationale »[1].
En Écosse, ceci a pris très tôt la forme d’iconographies héritées de l’histoire, avec les exemples précoces de la tartanry au cinéma, à quoi succéda le Clydesideism, « mythologisation » d’une Écosse industrielle.
Ce ne sont pas les seuls films qui diffusent ces images nationales. Pour Duncan Petrie, romans, cinéma et productions télévisuelles sont « des formes populaires fondées sur la fiction qui rendent visibles les mythes et réalités […] par lesquels l’Écosse et ses habitants se sont vus […] imaginés et ré-imaginés par un processus de transmission culturelle remontant à la tradition des récits des bardes », et sont ainsi « les médias [et canaux] principaux par lesquels la transformation culturelle de l’Écosse […] est parvenue au public », dans le contexte « d’une entité infranationale au sein de l’État britannique »[2].
La fiction, cependant, n’est qu’un élément du sujet, et la circulation de l’image de l’Écosse doit tout autant aux documentaires, informations, publicités… comme en attestent les articles de ce numéro.
Ce numéro contient également un court dossier sur le kitsch écossais, un article varia et deux recensions d’ouvrage.

[1] The Oxford Dictionary of Film Studies, p. 177.
[2] D. Petrie, Contemporary Scottish Fictions, p. 2.
 

Revue Études écossaises, les derniers titres

Publié le25 mars 2021
Mis à jour le26 mars 2021