Sous la direction de Christine Noille
Sur des vers de Virgile… À la suite de Montaigne et de son chapitre III, 5 des Essais, c’est à un voyage que nous vous invitons, dans les traditions anciennes du commentaire de texte.

Présentation

Cette longue pratique, qui a laissé un corpus abondant, a transmis la mémoire des modèles antiques, dans la lettre de leurs textes comme dans leur esprit : elle a actualisé au fil des siècles leur lisibilité ; et elle a construit un monde avec leurs mondes. À l’occasion d’une journée d’études à l’origine des articles ici réunis1, le pari a été de confronter les analyses et les lectures en se focalisant sur un seul corpus, les commentaires consacrés à l’Énéide de Virgile, modèle à la fois herméneutique et discursif pour toute la culture européenne, de la Renaissance au xviiie siècle. Au gré de nos étapes, dans les pratiques herméneutiques des humanistes, dans les annotations des grammairiens, dans les montages éditoriaux des philologues et dans les exercices des rhétoriciens, nous avons alors poursuivi quelques interrogations résistantes, sur ce qu’est l’interprétation et sur les manières d’en sortir, sur les réseaux de sens qui font la forme d’un texte et au bout du compte, sur ce que lire veut dire – ou plutôt, sur ce que l’Énéide nous dit.

Revue Exercices de rhétorique, les derniers titres

Publié le 10 décembre 2019
Mis à jour le 19 décembre 2019