Auteur·e(s) élodie raimbault
Au-delà des stéréotypes et des contradictions, le monde de Kipling est perçu simultanément par un géographe et un vagabond, par un militaire et un enfant, par un administrateur et un nomade. Jouant sur l’articulation entre l’un et le multiple, les motifs de la mosaïque et de la frontière permettent une exploration sans systématisme de cet imaginaire géographique.

Présentation

Même si l’on connaît les Livres de la jungle et Kim, le foisonnement de l’œuvre de Kipling demande qu’on lise aussi ses nouvelles fantastiques, de science-fiction ou modernistes. Cet ouvrage clair et précis permet de saisir l’état de la critique sur Kipling, montrant la complexité de l’œuvre et de sa réception au fil des générations. Élodie Raimbault nous explique pourquoi les liens entre territoire, espace et lieu méritent d’être explorés dans leurs dimensions historique, géographique et idéologique mais aussi esthétique.

L’imaginaire à l’œuvre chez Kipling est à la fois issu d’une approche géométrique et cartographique de l’espace et d’une rêverie du territoire, associative et matérielle ; le même monde est vu par un géographe et un vagabond, par un militaire et un enfant, par un administrateur et un nomade. L’autrice nous convie à une exploration géopoétique des textes. Elle analyse de manière originale, comme diffractée, les textes de Kipling du point de vue de la géographie mais envisage également les espaces littéraires et livresques comme la représentation matérielle d’un imaginaire sans cesse recomposé et réinventé.

Auteur·e(s)

Élodie Raimbault est maîtresse de conférence en littérature anglaise à l’Université Grenoble Alpes.

Collection Esthétique et représentation : monde anglophone (1750-1900), les derniers titres

Publié le28 janvier 2021
Mis à jour le12 janvier 2021