Textes réunis et présentés par Hélène Baty-Delalande,  Jean-François Massol
De l'écriture intime aux oeuvres de fiction, ce volume étudie le rapport problématique de Martin du Gard au biographique et en souligne les ambivalences.

Présentation

Plus de cinquante ans après la mort de Roger Martin du Gard, l’œuvre de l’écrivain a finalement pris ses contours définitifs. Parallèlement à l’ensemble de ses fictions, en archipel et en sourdine, l’ami de « l’indiscret » Gide a élaboré une œuvre privée, comme diariste et comme épistolier prolixe, dans la perspective d’une publication différée. Au prix d’une requalification de l’intime en document pour la postérité, le biographique semble au cœur du projet visant à constituer un pendant monumental à la fiction. Et pourtant, l’exigence esthétique du roman objectif avait imposé une éthique du retrait, dans l’écriture comme dans la vie littéraire. Les textes rassemblés dans ce volume décrivent le rapport problématique de l’écrivain au biographique et en soulignent surtout les ambivalences, réticences et aménagements dans les correspondances et le Journal, travail et jeu des structures biographiques dans la fiction… Sur la question du biographique, le cas de Martin du Gard paraît ainsi exemplaire.

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Publié le 4 janvier 2010
Mis à jour le 5 octobre 2017