Quand la littérature italienne médite sur la fin de l’humanité et sa renaissance
Description
CEI n° 42 / 2026
Version numérique
Disponibilité :
À paraître
Présentation
Le volume — qui comprend une vaste introduction et 14 articles — étudie comment la littérature italienne, de 1945 à nos jours, a imaginé la fin de l’humanité ou la fin du monde : guerres mondiales, catastrophes nucléaires, effondrement écologique et transhumanité (ou superintelligence). L’introduction retrace ces différentes possibilités et les écrivains qui les ont explorées.
La première section de l’ouvrage analyse les visions de la fin des temps d’origine biblique chez Montale (Tirrito, Tibaldo), Satta, Testori (Policardo) et Pasolini. La deuxième section explore les romans consacrés à la guerre mondiale, aux camps d’extermination nazis et à l’autodestruction nucléaire : le roman apocalyptique des années 1970 (Pischedda), la mémoire de la catastrophe chez Morante (Lebel), la menace atomique chez Sciascia, Moravia, Cassola et de Rossignoli (Risso, Suverato), les dystopies complotistes d’Aldani et Curtoni (Malvestio), ainsi que la solitude du survivant et son rapport à Autrui chez Morselli et Tournier (Nocent).
La troisième section s’ouvre sur le postmoderne : les relations entre humains et machines dans la science-fiction italienne des années 1960 (Comberiati), la satire cosmique de Terra! de Stefano Benni (Magni), les uchronies dystopiques d’Avoledo (Ippoliti), la « smarginatura » comme expérience de la « fin du monde » chez Ferrante (Rossini), et la « dystopie‑utopie sauvage » de Laura Pugno (Roncato).
Le volume suggère qu’aujourd’hui, entre crise écologique, intelligence artificielle et mutations de l’humain, le récit apocalyptique est devenu un outil puissant pour interpréter le présent et imaginer l’avenir.
À la mémoire de Stefano Brugnolo
Auteur(s) / Autrice(s)
Coordination du numéro :
Enzo Neppi est professeur émérite du département d’études italiennes de l’université Grenoble Alpes. Spécialiste de Foscolo, Alfieri et Leopardi, il termine actuellement un ouvrage sur L’eroe oblativo e il suo testimone nel « Romanzo di Ferrara » di Giorgio Bassani.
Stefano Lazzarin enseigne à l’Université de Parme. Il a dirigé le manuel encyclopédique Il fantastico italiano. Bilancio critico e bibliografia commentata (dal 1980 a oggi), Florence, Mondadori Education-Le Monnier Università, 2016.
Diego Pellizzari est maître de conférence en études italiennes à l’Université de Caen Normandie. Ses recherches portent sur la réception et l’imaginaire de l’Antiquité dans la littérature et l’art européenne des XIXe-XXIe siècles, la littérature italienne contemporaine et les esthétiques comparées, notamment les rapports entre littérature et art visuels.
Valentina Sturli est professore associato en littérature comparée à l'Université de Pise ; elle s'intéresse au roman italien et français contemporain, aux relations entre littérature et psychanalyse, et travaille actuellement à une monographie sur les récits true-crime dans la littérature.
Caractéristiques
Revue Cahiers d'études italiennes
Éditeur(s) : UGA Éditions
Date de publication : mars 2026
Éditeur d'origine : UGA Éditions
Mots-clés : Italie, fin du monde, apocalypse, crise écologique, guerre atomique, superintelligence, post- et transhumanité, catastrophe nucléaire, lttérature italienne contemporaine, lttérature italienne après la seconde guerre mondiale
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