Le numéro 39 d’Iris commence par quatre contributions issues du colloque, organisé en novembre et décembre 2016, célébrant les cinquante ans de recherche sur l’imaginaire à Chambéry et à Grenoble. Ce numéro propose une synthèse sur l'actualité de la pensée durandienne.

Présentation

Les trois premiers articles suivent la voie d’une nouvelle anthropologie, tandis que le dernier conjugue surtout imaginaire et contemporain, tout en passant par l’époque médiévale. Chaoying Durand-Sun pose la question des échanges entre l’imaginaire chinois et la pensée de Gilbert Durand. Cette approche comparative met à l’honneur l’interculturalité des recherches sur l’imaginaire. Comme le rappelle Mercedes Montoro Araque, l’interdisciplinarité, autre point fort des travaux touchant à l’imaginaire, constitue le cadre dans lequel la mythocritique et la mythanalyse se mettent en place sous l’égide de Gilbert Durand, fondant une mythodologie visant à l’étude de l’humain. L’apport théorique durandien se mesure également à l’aune de la place et de la nature de la création dans ce qui fait l’homme et Alberto Filipe Araújo propose d’étudier précisément cet aspect, notamment pour montrer l’existence d’un impératif créatif propre à l’être humain et pour en décliner les modalités. Enfin, Carlos F. Clamote Carreto mobilise l’héritage durandien et constate que métaphore et imaginaire sont deux concepts qui peuvent se rejoindre. Le champ à explorer étant immense, il choisit de l’appréhender par le biais de l’amour, notion non moins vertigineuse qu’il prend en considération à partir du Moyen Âge, ce qui lui permet de mettre en exergue son caractère fantasmatique, l’amour possédant une dynamique analogue au processus de l’imaginaire tel que l’envisage Gilbert Durand.

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Publié le3 septembre 2019
Mis à jour le3 juillet 2020