Auteur(s) Catherine Nesci
Préface de Priscilla Parkhurst Ferguson
Les « flâneuses », ce sont trois femmes de lettres de l'époque romantique : George Sand, Flora Tristan (la grand-mère de Gauguin) et Delphine de Girardin, journaliste, satiriste et humoriste.

Présentation

Peut-on concevoir un équivalent féminin du flâneur, cet observateur mobile et esthète de la rue que Walter Benjamin présentait jadis comme un outil conceptuel pour penser la ville moderne ? Si l'hégémonie du flâneur reste indéniable dans les documents et la réalité des pratiques urbaines, le rôle que les femmes jouent dans la culture romantique de la flânerie et le journalisme littéraire reste encore à interroger. Peut-on cerner les contours de la flâneuse, comme on a fait du flâneur un type aux incarnations diverses dans la culture parisienne du XIXe siècle ? Les flâneuses sont-elles des flâneurs incomplets, voire épisodiques ? Autant de questions auxquelles cet essai apporte des réponses nuancées, à partir d'une étude renouvelée de la figure du flâneur dans le Paris romantique. Parcourant d'abord la scène mouvante de la flânerie populaire, puis son incarnation dans le roman balzacien, l'interrogation se porte ensuite vers les pratiques de marche dans la ville, d'écriture de la ville et de construction de soi chez Delphine de Girardin, George Sand et Flora Tristan. Exprimant un imaginaire tout à la fois citadin et féminin, ces écrivaines traduisent une soif de nouveaux cadres d'expérience et de représentation pour les femmes dans la ville.

Collection Bibliothèque stendhalienne et romantique, les derniers titres

Publié le 3 décembre 2007
Mis à jour le 9 octobre 2017